Le Growth Share est, probablement, la pièce la plus mal comprise et la plus puissante du modèle Keller Williams. Cela vaut la peine de vraiment comprendre ce que c'est, car c'est l'une des principales raisons pour lesquelles les talents rejoignent le réseau et y restent.

L'idée de base

Aux États-Unis et au Canada, KW dispose du Profit Share. Dans le reste du monde, y compris au Portugal, le système s'appelle Growth Share, adapté aux différentes législations de chaque pays. La mécanique est similaire et le principe est le même : récompenser ceux qui aident le réseau à croître.

Voici comment cela fonctionne. Chaque fois qu'un conseiller recommande l'entreprise et contribue à attirer un autre conseiller productif vers le Market Center, il commence à recevoir un pourcentage, mois après mois, lié à la productivité que cette personne génère. Ce n'est pas un bonus unique, c'est un revenu récurrent qui se construit au fil du temps.

D'où vient l'argent

Lorsqu'un conseiller conclut une transaction, une partie de la commission reste au Market Center, le fameux company dollar, jusqu'à une limite annuelle, le cap. Le centre utilise ce montant pour couvrir les frais d'exploitation. Ce qui reste est un bénéfice, et une partie de ce bénéfice revient à ceux qui ont aidé le réseau à croître. La distribution se fait par niveaux, à travers un arbre de parrainage qui atteint sept niveaux de profondeur.

Ce n'est pas un système pyramidal

La confusion est compréhensible, mais le mécanisme est différent. Dans un système pyramidal, on gagne en recrutant des personnes qui paient pour adhérer. Avec le Growth Share, il n'y a partage que s'il y a un bénéfice réel, généré par de véritables transactions immobilières. Sans productivité et sans bénéfice, il n'y a rien à distribuer. C'est des mathématiques, pas du recrutement de membres.

Les chiffres réels au Portugal

En 2025, le programme Growth Share a distribué 1,6 million d'euros aux conseillers de KW Portugal. Et depuis 2014, le total cumulé dépasse déjà les 9 millions d'euros distribués dans le pays. Ce n'est pas une promesse de brochure, c'est de l'argent qui a déjà été versé et qui est parvenu aux personnes concernées.

Pour un investisseur, le Growth Share a une double lecture. C'est un revenu potentiel, mais c'est avant tout un moteur de rétention. Dans un secteur où les conseillers changent facilement d'enseigne, disposer d'un système qui les récompense pour rester et pour attirer des talents est un avantage concurrentiel difficile à reproduire.

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Nuno Ascensão
À propos de l'auteur
Regional Owner, Keller Williams Portugal

Cofondateur et Regional Owner de Keller Williams au Portugal depuis 2014. Il dirige l'expansion nationale du réseau, le développement des Market Centers et le déploiement du modèle KW sur le marché portugais.

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